Les bons conseils du conseiller d’orientation

Connaissez vous le site les métiers.net, site internet créé en 2003 à l’initiative du Conseil Régional Île de France, destiné à aider les 12/25 ans dans leur choix d’orientation scolaire et professionnelle ? Ce site propose un test gratuit permettant aux jeunes de déterminer à partir de leurs goûts le type de métier qui leur convient le mieux et une large palette de professions.

Il semblerait que certains conseillers d’orientations qui reçoivent au cours du dernier semestre les élèves de troisième ne le connaissent pas. C’est une bonne chose que de demander à tous les élèves de prendre rendez vous avec le conseiller. Mais si ce rendez vous ne sert qu’à prendre connaissance des notes de l’élève pour lui signifier quelle orientation il ne peut pas prendre ou à l’inverse expliquer à un élève qui ne s’est pas encore déterminé, qu’il peut s’orienter vers le lycée général, l’élève n’aura pas avancé dans la maturation d’un projet de vie personnel. Il n’aura non plus pas compris l’intérêt de son implication dans sa scolarité, laquelle ne vise pas l’obtention de bonnes notes, mais bien la préparation d’un projet de vie. Tous le monde sait-il bien qu’en fonction du projet de vie, la fréquentation d’un lycée général n’est pas la meilleure solution, même en ayant un bon dossier scolaire ? Il serait temps d’arrêter d’orienter les élèves en fonction de leur niveau scolaire. Un élève qui souhaite s’orienter à terme vers un métier artistique ne doit surtout pas poursuivre en lycée général, mais s’orienter vers un bac ST2A (sciences et techniques des arts appliqués). Les passerelles ne sont pas évidentes et peuvent nécessiter de coûteuses remises à niveau dans des écoles payantes !

Le chef d’établissement s’était pourtant bien impliqué dans une réunion d’information pour expliquer l’importance de l’orientation et ses subtilités, la nécessité d’avoir un projet en cohérence avec son niveau scolaire. L’absence d’implication sérieuse du conseiller d’orientation annule tous ses efforts et est préjudiciable pour nombre d’élèves. Elle conduit directement à des cas d’élèves qui se trouvent sans orientation pour la rentrée, d’autres avec des orientations qui ne leurs conviennent pas et vont occuper les commissions d’appels,  rester dans incertitude quant à leur orientation pendant tout l’été, pour dans le pire des cas, retourner pour une année supplémentaire au collège, aigris.

On attend des ces conseillers qu’ils aient un minimum d’intérêt pour les jeunes qui reçoivent. Passer son temps à répondre à des appels téléphonique, comme c’est arrivé à mon enfant, n’est pas une marque d’intérêt, ni même de respect. Si un accompagnement est bien prévu, celui-ci reste largement insuffisant. Demander à chaque élève de procéder au test du site « les métiers.net » pour en parler ensuite avec le conseiller d’orientation serait un bon début.

Ouf, c’est la fin de notes

La fin de l’année approche. Les bulletins de notes devant être remplis avant une certaine date, la fin des notes a été décrétée pour le 06 juin.

Nous observons en conséquence une forte baisse de la pression reposant sur les élèves.

Dans certaines matières, le programme est terminé, alors qu’il reste encore trois semaines. Fallait-il pour autant que l’année scolaire fût une course contre le temps ? Il eut été plus judicieux de laisser le temps aux élèves de comprendre plutôt que de s’astreindre à vouloir à tout prix terminer le programme. Comme si « terminer le programme » devenait un objectif plus important que d’assurer par 100 % des élèves une bonne compréhension de 80% du programme. Cette volonté de terminer le programme à tout prix ne peut se comprendre que dans un système élitiste visant à assurer que les élèves les meilleurs ne prennent pas de retard.

Mon enfant  rapporté des propos d’enseignant insistant sur la nécessité de travailler jusqu’à la fin de l’année, comme si ceux-ci étaient inquiets des effets du relâchement de pression sur l’assiduité des élèves. Là où je suis surpris, c’est que certains de ce mêmes enseignants trouvent d’eux-même d’autres manières de faire travailler les élèves, comme en français où des activités de théâtre leurs sont proposées.

Ce qui prouve bien que l’on peut faire travailler les élèves et les motiver autrement qu’à coups de matraque.