Génération Y, Digital Natives sont des concepts faisant croire que les jeunes d’aujourd’hui, étant suffisamment jeunes lors de l’essor de l’informatique grand public, des tablettes et autres smartphones, ont une maîtrise suffisante des outils informatiques. Bien des jeunes maîtrisant le smartphone et présent sur un ou plusieurs réseau social ne connaissant pas les outils bureautiques, sont incapable de rédiger un document word ou de manier un tableur type excel ou encore d’effectuer une présentation dans powerpoint ou encore apte à rechercher des informations pertinentes sur internet, bien qu’ils y soient insisté par l’éducation nationale à partir du collège. C’est ainsi que des élèves de première demandent que leur soit transmis dans le cadre d’un travail commun des photos de chaque page d’un document numérique, plutôt que le document numérique lui-même !
L’école échoue à initier correctement les jeunes aux outils informatiques. Est-ce par manque de formation des professeurs ou plutôt d’une incapacité à s’auto former ? Au collège, les professeurs de technologie pourraient être référent en la matière, mais force est de constater que ceux qui ont enseigné à mes enfants n’étaient pas à la hauteur. Quant des travaux de groupe sont entrepris en classe et que l’outil informatique est utilisé, les professeurs encadrant se placent aussi bien souvent dans une position de spectateur plutôt que de formateur. Sans doute que professeur est un métier plus noble que formateur. C’est à notre contact que mes enfants ont acquis une bonne maîtrise des outils informatiques et pas à l’école. Le plus jeune utilise un réseau social (discord) avec quelques camarade de classes avec qui il travaille. Il échange avec eux pour des loisirs ou des besoins de coordination dans le cadre d’un travail. En entreprise, nous utilisons Skype, Planner et autres Teams … (et oui, le changement dans les méthodes de travail est très rapide). Ces quelques élèves-ci sauront utiliser plus tard tous les outils informatiques, mais il ne s’agit que d’une minorité favorisée.
Nous n’allons pas tarder à découvrir surpris qu’au milieu des Digital Natives, nous avons une nouvelle forme d’analphabétisme numérique qui s’est développé installant une fracture supplémentaire dans la société, cette fois-ci numérique entre ceux qui savent et ceux qui, trop honteux pour l’admettre, cacheront leur ignorance. L’école se retrouve une fois de plus incapable de rétablir un minimum d’égalité entre les élèves, à la fois à cause du préjugés que les jeunes Digital Natives connaissent forcément tout et à cause du fait qu’aucun enseignant se sente réellement investi à former les élèves.
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