Mon enfant est cette année soumis à un cas exceptionnel de professeur « tire au flanc ». Cet enseignant n’a pour ainsi dire assuré qu’un cours sur deux depuis le début de l’année. Il est régulièrement en retard de 10 minutes et les cours paraissent improvisés. D’une fois sur l’autre, les élèves ont l’impression de revoir tout le temps la même chose, de faire du sur place. Le cours est sans structure, aucune progression n’est mise en place. Et pourtant, un professeur pourrait donner le change en se contentant de suivre le livre. Au moins les élèves apprendraient quelque chose ! Dans le cas présent, ce n’est même pas le cas.
On peut s’interroger sur les moyens que l’éducation national a à sa disposition pour mettre fin aux dégâts que ce type d’enseignants, heureusement ultra minoritaires, infligent aux élèves. Pour la direction de l’établissement, les absences sont injustifiées et à part demander des sanctions financières, elle semble démunie face au cas. Les délégués de parents d’élèves finiront pas protester auprès de l’inspection d’académie, mais pour quel résultat ? On enverra l’enseignant continuer ses dégâts ailleurs ?
On peut s’interroger également sur la manière de recruter de l’éducation nationale, tellement axée sur la réussite à des concours qu’elle en oublie de vérifier que les candidats disposent d’une véritable aptitude à enseigner et surtout l’envie de transmettre. Concernant notre enseignant, il ne fait donc pas de doutes qu’il possède les connaissances académiques requises, mais pour une raison inconnue, il prend son travail pour une occupation et ne se soucie aucunement des élèves.
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