Un excellent article de Martine Laronche publié dans Le Monde du mardi 23/08/2011, « Les parents, garants d’une entrée sans stress » nous parle de l’indispensable accompagnement des enfants par leurs parents dès leur rentrée et en particulier du passage en classe de sixième :
«Le passage en sixième constitue une étape importante qui peut être déstabilisante pour les enfants. Patrice Bride, professeur d’histoire-géographie, a coordonné un numéro des Cahiers pédagogiques consacré à ce sujet (« L’entrée en sixième », septembre-octobre 2009, no 475). « Les vrais dangers ne sont pas où on le croit, comme, par exemple, se repérer dans les nouveaux locaux. La plus grande difficulté se situe du côté des apprentissages. L’enfant passe d’un professeur des écoles, qui a une vue d’ensemble de l’élève, à plusieurs professeurs de collège, beaucoup plus centrés sur le programme », explique-t-il. L’enfant va devoir s’adapter aux demandes de chacun, au fonctionnement de ses enseignants. Il va devoir décrypter leurs attentes, qui seront différentes. « Il faut faire parler les enfants de ce qui se passe en cours, à quel moment ils n’ont pas compris, les aider à hiérarchiser et à repérer ce qui est important ou pas pour chacun des professeurs », poursuit Patrice Bride. Et surtout ne pas faire à leur place mais les aider à acquérir une autonomie en s’organisant, en les faisant réfléchir, tester plusieurs stratégies de travail.
Stimuler sans stresser, donner l’envie d’apprendre et le goût de l’effort, l’aider à devenir autonome est un travail de longue haleine qui devra se poursuivre tout au long de l’année.»
Voici mis en évidence l’importance de l’accompagnement des parents et la principale source d’inégalité entre les enfants. Elle réside dans la capacité des parents à accompagner correctement leurs enfants. Il n’est pas difficile comprendre que deux enfants de niveau scolaire et de motivation équivalentes ne réussiront pas de la même manière à l’entrée en sixième. Cela dépendra de la capacité des parents à accompagner leur enfant. Un des deux enfants peut très bien se retrouver submergé et en situation d’échec au bout du premier trimestre, tandis que le second arrivera à s’adapter, grâce à l’accompagnement des parents.
Tout le monde feindra de croire que seul le mérite de l’élève compte, alors que ce sont les parents qui font la différence. Comment peut-on encore parler d’égalité des chances dans le collège dit « républicain » ?
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