On trouve des enseignants motivés par l’amour de leur métier et des enfants, n’ayant d’autres objectifs que de les faire tous progresser. Hélas, certains de ces enseignants se trouvent débordés par leurs élèves. Que penser de cet enseignant, qui dans le soucis de faire réussir les élèves, leurs fait faire des exercices qui préparent l’évaluation à venir et après l’évaluation, a à cœur de procéder à une correction approfondie afin que chacun puisse comprendre et progresser ? Ne faisant pas preuve d’autoritarisme, la cacophonie règne dans son cours. Les uns et les autres passent leurs temps à se lancer des bouts de gomme. Et cet autre enseignante qui cherche à motiver et faire participer ses élèves en langue avec des supports adaptés à leur niveau, mais refusant d’utiliser l’arme de la sanction, n’obtient d’eux que du brouhaha.
Nous sommes face à une génération d’élèves qui ont été, hélas, habitué au rapport de force et n’ont jamais découvert le plaisir d’apprendre. Dés que celui-ci est en leur faveur, ceux-ci en profitent. N’ayant d’autres préoccupations que l’affirmation de leur petite personnalité et n’ayant pas compris l’intérêt de l’école, ils passent leur temps à bavarder, à vouloir se valoriser face à leurs pairs et à s’amuser.
Tout aussi excellent que soient ces enseignants, ils ne peuvent finalement pas grand chose, si seuls eux tentent d’enseigner autrement. Les élèves ne retrouveront pas la motivation d’apprendre.
Tant que le collège voudra former une élite au détriment de sa vocation première de faire réussir le plus grand nombre d’élèves et tant que les méthode d’enseignement de l’ensemble du corps enseignant ne change pas (il faut sortir du schéma standard de transmission verticale des savoirs), ces quelques enseignants qui tentent une approche originale ne connaîtrons qu’un profond désarroi.
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