Avec l’été et les résultats du bac de français est également arrivé la note des Travaux Pratiques Encadrés (TPE), médiocre comme on pouvait le craindre (voir l’article « L’oral de TPE, un jeu de massacre« ), malgré un travail original, considérable et de qualité, mais qui n’avait pas intéressé les examinateurs. Le seul à poser des questions avait interrogé les élèves sur des notions de cours qui ne se voient qu’en classe de terminale.
La démarche entreprise par notre enfant vis à vis d’un des professeurs qui avait encadré les séances de TPE, dans l’espoir d’un arbitrage, a été sans effets. Aucun enseignant ne s’est posé la question de savoir comment un élève qui a par ailleurs d’excellents résultats dans toutes les matières pouvait en arriver à un tel résultat médiocre, sans doute parce que un jury est considéré comme souverain et tout puissant. Ainsi donc un examinateur mal luné a le pouvoir, à partir de sa tour d’ivoire, de démolir les élèves. Maintenant que la note a été officialisée et rendue publique, il n’est plus possible de faire valoir son bon droit.
Si l’objectif de ces TPE était de faire découvrir la démarche expérimentale et de susciter des vocations scientifiques, c’est raté. En démolissant le travail de plusieurs mois des élèves, on leurs fait croire qu’ils n’en sont pas capables et on les décourage.
Le principe de ces Travaux Pratiques Encadrés est pourtant bon, puisque il vise à conduire les élèves à travailler en groupe dans une démarche projet, à mettre en place une démarche expérimentale … Ce qui est mauvais, c’est de conclure ce travail par une épreuve de baccalauréat , devant un jury qui fait de l’abattage.
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