23 juin, la fin des cours, une semaine de désoeuvrement

L’année scolaire est censée se terminer officiellement le 01 juillet. Au collège, ce n’est pas le cas. Pour cause de brevet des collèges, tous les élèves du collège qui ne sont pas en classe de troisième se retrouvent en vacances. A aucun moment, nous parents d’élèves n’avons été informés de cette coutume par le collège. Il semble que tous les parents d’élèves soient réputés être au courant.

Notre enfant nous en avait parlé, mais aucune information ne nous est parvenue par le biais du carnet de correspondance. N’ayant pas d’enfants plus grand, nous étions sceptiques.

Cette absence d’information est stupéfiante. Elle illustre la distance existant entre les enseignants et les parents.

De plus, l’institution scolaire ne semble pas s’interroger sur l’occupation des enfants du collège pendant une semaine. Que deviennent les enfants dont les parents travaillent tous les deux ou ceux vivant dans une famille mono parentale ? Tous n’ont pas la chance d’avoir des grands-parents disponibles. Ils sont donc livrés à eux-même. Croit-on vraiment que 12 ans est un âge où l’on peut passer toute une journée tout seul ? Veut-on avoir des bandes de collégiens qui errent dans la rue, totalement désœuvrés et effectuant des bêtises ?

Notre gouvernement a semblé avoir trouvé la solution dans la répression. Une fois on retire les allocations familiales, la fois d’après on cherche à  supprimer la justice des mineurs, on fait des grands discours sur la violence grandissante des jeunes. Promettre la sécurité aux électeurs et en même temps prendre des décisions qui génèrent un sentiment d’exclusion, de frustration et donc de la violence est une vielle recette pour s’assurer une bonne audience électorale.

Cela sent la fin de l’année

Premier week-end sans devoirs depuis le début de l’année. Il reste pourtant 2 semaines d’école. Nous avons connu tant de week-end surchargés de devoirs que cette situation parait étrange. Ainsi donc, puisqu’il n’y a plus de notes, il n’est plus nécessaires de donner des devoirs à effectuer à la maison. Quel est donc le véritable objectif des devoirs à la maison ? Favoriser l’apprentissage ou bien l’évaluer ?

Certes, cette période de l’année permet aux enfants de dé-stresser et permet à tous d’envisager des activités permettant d’apprendre autrement à l’école. Mais quel intérêt y-a-t-il à passer pendant la totalité d’un cours  un film documentaire ? L’utilisation de l’audiovisuel est bienvenue, à condition de ne pas rester béa devant un film pendant tout le cours. Encore faudrait-il que l’enseignant prévoit du temps pour faire réagir les enfants et revenir sur certains aspects intéressant du film.

Les dés sont jetés, chacun sait s’il passe en 5ième ou redouble. Est-il donc inutile donc  de revenir sur ce qui a posé à certains problème pendant l’année ? Inutile de travailler sur les points faibles pour repartir sur de bonnes bases en septembre ?

Pourquoi tant concentrer la charge de travail puisqu’il reste 2 semaines ?

Remise du bulletin scolaire

Des propos surprenants m’ont été rapporté par mon enfant. Dans sa classe, deux enfants vont redoubler. Mais une petite dizaine supplémentaire aurait eu besoin de redoubler d’après un enseignant. Pour ceux qui peuvent redoubler, il s’agirait d’une chance, car pour une raison qui m’échappe, tous ne peuvent pas redoubler.

Ainsi donc, le redoublement resterait pour certains professeurs la réponse à apporter à des difficultés rencontrés par certains élèves. Difficultés qui trouvent pour une part leur origine, comme je l’ai souligné à plusieurs reprises sur ce blog au travers de l’expérience de mon enfant, dans le décrochage lié à la surcharge de travail et aux inégalités liées à l’investissement des parents dans la scolarité.

Pour mon enfant, les résultats sont bons. Mais le prix à payer a été élevé : un accroissement important de la charge de travail par rapport au CM2, du stress tel-que ma génération n’a pas connu à cette âge. Sa réussite et son apprentissage de la gestion du temps a été rendue possible grâce à l’assistance et l’accompagnement de ses parents et grands parents. Tous les enfants n’ont pas cette chance d’avoir des parents disponibles et/ou ayant la capacité à apporter cette aide.

Je doute que le redoublement soit la bonne réponse à apporter à de nombreux enfants. Il est surtout le constat de l’impuissance du collège à mettre en place les aides adéquates pour les enfants en difficultés, dans un système scolaire pris dans la contradiction de l’exigence de faire réussir le plus grand nombre avec la volonté de former une élite.

Ouf, c’est la fin de notes

La fin de l’année approche. Les bulletins de notes devant être remplis avant une certaine date, la fin des notes a été décrétée pour le 06 juin.

Nous observons en conséquence une forte baisse de la pression reposant sur les élèves.

Dans certaines matières, le programme est terminé, alors qu’il reste encore trois semaines. Fallait-il pour autant que l’année scolaire fût une course contre le temps ? Il eut été plus judicieux de laisser le temps aux élèves de comprendre plutôt que de s’astreindre à vouloir à tout prix terminer le programme. Comme si « terminer le programme » devenait un objectif plus important que d’assurer par 100 % des élèves une bonne compréhension de 80% du programme. Cette volonté de terminer le programme à tout prix ne peut se comprendre que dans un système élitiste visant à assurer que les élèves les meilleurs ne prennent pas de retard.

Mon enfant  rapporté des propos d’enseignant insistant sur la nécessité de travailler jusqu’à la fin de l’année, comme si ceux-ci étaient inquiets des effets du relâchement de pression sur l’assiduité des élèves. Là où je suis surpris, c’est que certains de ce mêmes enseignants trouvent d’eux-même d’autres manières de faire travailler les élèves, comme en français où des activités de théâtre leurs sont proposées.

Ce qui prouve bien que l’on peut faire travailler les élèves et les motiver autrement qu’à coups de matraque.

Apprendre l’anglais (mal)

Alerte, la fin de l’année approche et le programme d’anglais n’est pas terminé, la faute en revenant aux absences fréquentes.

Donc vite, on balance un cours d’anglais sur le prétérit, sans se soucier si les élèves comprennent ou non. Comme d’habitude, mon enfant se plains de n’avoir pas compris, l’enseignant écrit dans tous les sens sur son tableau noir, le cours rapporté sur le cahier nécessite une synthèse (bien entendue effectuée par les parents) pour pouvoir être appris.

Il paraît que les français ne sont pas bon en langues. En tout cas, cela ne risque pas de s’améliorer si les enfants ne parlent pas un minimum et se contentent d’apprendre leurs leçons en bachotant.