Les évaluations nationales expérimentales de fin de 5ième avait donné lieu à un programme de révision corsé lors des dernière vacances scolaires. Elles ont eu lieu lundi 14 et mardi 15 mai, pendant une durée de 6 heures.
Cela me parait totalement insensé de demander à des élèves de 12-13 ans d’être en examen pendant une durée aussi longue. Je ne peux croire que l’objectif recherché est de repérer les difficultés des élèves et de disposer d’un outil de pilotage pour l’éducation nationale. Il s’agissait surtout, comme l’on expliqué certains enseignants aux élèves de disposer d’éléments de comparaison entre établissements et pouvoir prouver que le collège privé de la ville n’est pas meilleur. Il s’agissait aussi pour l’ancien gouvernement de Nicolas Sarkozy de mettre en place un examen de fin de cinquième en vue d’écarter les élèves les moins bons, de les envoyer vers des filière professionnalisantes avec apprentissage avant 16 ans et ainsi mettre fin au collège unique. Le véritable objectif recherché est la sélection et le classement des élèves et l’élimination des élèves les moins bons qui se trouvent également être les élèves perturbateurs, ceux qui ayant perdu toute espoir de réussir se construisent dans l’opposition au modèle voulu par les adultes.
Nous sommes arrivés à un système scolaire où l’évaluation des élèves devient plus importante que les apprentissages. Comment comprendre autrement que mon enfant n’ait pas eu à se rendre au collège ce mercredi 16 mai, afin de permettre aux enseignants de corriger les évaluations ?
La victoire de François Hollande aux élections présidentielles laisse espérer la fin des évaluations nationales et un coup d’arrêt dans cette réforme à petit pas de l’école vers une école de plus en plus sélective. Il paradoxal que cet espoir soit porté par une personne qui est sortie vainqueur de la compétition scolaire, puisque ancien élève d’HEC et de l’ENA.
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