Le brevet des collèges s’est terminé vendredi 27 juin par l’épreuve d’histoire-géographie. Même si cette dernière épreuve ne présentait pas grand intérêt à cause de questions zappant sur une multitude de sujets, alors que cette année était riche en événements (centenaire du déclenchement de la première guerre mondiale, soixante dixième anniversaire du débarquement, Europe avec les élections européennes), elle ne présentait pas de difficultés particulières, tout comme l’épreuve de français.
L’épreuve de mathématique était par contre d’un niveau de difficultés bien supérieur et très difficile à mener à bien dans le délai de deux heures, même pour des élèves ayant eu, au cours de l’année de troisième des résultats scolaires excellents.A titre de comparaions, la plupart des élèves étaient sortis de la salle d’examen au bout d’une heure d’épreuve d’histoire / géographie. J’entends déjà les professeurs nous expliquer que les élèves doivent apprendre à gérer leur temps. Mais pourquoi une telle divergence entre l’épreuve des mathématiques et les autres épreuves ?
Le brevet des collèges poursuit normalement un objectif certificateur des élèves en fin de classe de troisième. Il atteste de la maîtrise par les élèves d’un socle commun de connaissances. Cependant, l’épreuve de mathématique vise un objectif complémentaire qui ne peut pas être affiché. Elles restent la matière reine sur laquelle se base la sélection des élites, d’abord au lycée, puis ensuite par le biais des classes préparatoires. Il convient donc de commencer à préparer des maintenant nos chérubins à devenir des bêtes de concours. Enfin pas tous, juste une minorité.
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