Développer l’esprit d’équipe et la coopération par le sport

Rien de tel que les sports d’équipe pour développer chez les élèves l’esprit d’équipe et de coopération. Rien de tel, sauf lorsque les professeurs de sports ont la tête ailleurs.

Tout commence par la constitution des équipes. Si on laisse aux élèves l’initiative de les constituer, ils se regroupent par affinité et rejettent ceux qu’ils considèrent moins bons. La technique de désigner un capitaine est encore pire, puisque les derniers à ne pas être choisis connaîtrons un fort sentiment de dévalorisation.

Chaque sport possède ses règles dont le professeur de sport doit garantir le bon respect. Ainsi au volley, une équipe doit effectuer une rotation dans les positions de chacun des joueurs à chaque fois que le service est récupéré. Si on n’y prend garde, les meilleurs cherchent à s’attribuer les meilleurs places et vont empêcher les autres de jouer, ne leurs donnant ainsi pas l’occasion de progresser.

Enfin, il est des comportements qui se doivent d’être proscrits, tel que les jeux personnels, mais aussi les réflexions blessantes et désobligeantes. Tous n’ont pas les mêmes dons et certains élèves tout à leurs problèmes d’égos et la recherche d’auto-valorisation vont dénigrer les autres :

  • « alors tu ne tiens pas debout », pour un élève qui tombe bousculé par un gabarit de 10 à 20 kg de plus
  • « Attrapes tes balles » sur le ton du reproche
  • « T’es vraiment nul »
  • « T’as vu cette équipe, on va les éclater ! »

Le sport est une école de vie, où l’apprentissage du respect des autres, en commençant par les membres de son équipe, la mise en place de stratégies coopératives, le dépassement de soi, sont des enjeux bien plus importants que la seule victoire. Hélas, si on ne les y aide pas, les élèves aborderont souvent le sport que comme un pourvoyeur de valorisation personnelle, dans une recherche effrénée de la victoire à tout prix et s’il le faut en dénigrant les autres.

Rythme scolaires : rattrapage par1/2 journée le mercredi

On remarquera que l’actuelle ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, n’échappe pas à la méthode d’ajustement des paramètres qui conduisent à taxer notre gouvernement d’absence de vision politique sur un certain nombre de sujets.

Pourquoi, alors qu’une véritable réflexion sur les rythmes scolaires a été engagée, faire récupérer ainsi par demies journées l’allongement des vacances scolaires d’automne ? Il devient évident que les programmes sont trop chargés et conduisent à une concentration des enseignements sur des période trop courte, à cause de vacances d’été trop longues, à contre-courant de tous les autres pays d’Europe. Ainsi, puisqu’en absence de réduction, pour le moment, des vacances d’été, nos têtes pensantes n’ont pas trouvé d’autres solution que de perpétuer le bricolage inventé par la droite, qui consistait l’année dernière à faire rattraper le pont du week-end de l’ascension au  offert aux parents partisans des vacances dans les bouchons.

Le rattrapage en question n’a été que théorique pour un certain élèves comme rapporté dans l’article de Le Monde du 04 juin 2013 « Bricolages scolaires pour le rattrapage de la Toussaint ». La solution qui a été retenue dans le collège de mon aîné en classe de 4 ième, a consisté à organiser un brevet blanc d’histoire de l’art pour les élèves de 3ième, le 22 mai. Cela a ainsi dispensé un certain nombre d’enseignants de rattraper des heures de cours et aux collège de gérer une lourde logistique. A l’école primaire de mes autres enfants, le rattrapage était cependant effectif.

Celui-ci a été effectué au détriment des autres activités de mes enfants. Certaines de ces activités sont certes ludiques (culturelles et sportives), mais une autre est d’ordre paramédicale. Nous parents, nous nous sommes organisés pour gérer le mercredi de nos parents et nous voilà confrontés à des technocrates qui se permettent de décider de notre emploi du temps et de ceux de nos enfants. Leur droit à pouvoir disposer de leur temps libre n’est pas respecté.

Attendons de voir si ce gouvernement ira au bout de la réforme des rythmes scolaires et  aura le courage de raccourcir la durée des vacances d’été, mettra fin à ces médiocres petits bricolages, ou bien il sera perméable au multiples lobbys et reculera sur ce sujet. Je reste sceptique, tant la crainte d’un impact économique négatif d’une telle décision est prégnantes chez les lobbys et nos élus, alors que celle-ci pourrait permettre de réduire la pression pesant sur nos enfants.