Puisque l’école républicaine est censée formée les citoyens de demain, elle devrait être également à l’écoute des élèves la fréquentant. Des élections de délégués sont bien organisés tous les ans, des séances d’expression sur la vie scolaire ont lieu régulièrement, les délégués sont bien présents aux conseils de classe. Cela semble suffisant pour beaucoup d’enseignants et de parents d’élèves. Néanmoins, les droits des élèves n’étant énoncés clairement par personne, les règlements divers et variés que nous signons en tant que parents d’élèves faisant plus le catalogue des obligations des élèves, il m’a semblé judicieux de retranscrire ci-dessous les revendication de mon enfant.
Le droit de ne pas savoir
- Interdiction des réprimandes et sanctions au cas où l’élève ne sait pas.
- Interdiction des sanctions pour les élèves n’apprenant par leurs leçons. L’élève se pénalise lui-même s’il refuse d’apprendre. Aux enseignants de faire comprendre à celui-ci où se trouve son intérêt et qu’en travaillant à l’école, il construit son avenir.
- Reconnaitre le droit de ne pas comprendre. Interdiction des jugements d’enseignants dévalorisants. Obligation de ré-expliquer.
- Interdiction des bulletins trimestriels présentant dans chaque matière la moyenne de la classe, les notes minimum et maximales. Ce système conduit à une compétition malsaine qui décourage les plus faibles.
- Non aux évaluations qui sanctionnent les élèves avec des notes, les stressent, oui à des évaluations qui font le point des connaissances et permettent de progresser.
Le droit d’organiser son temps libre
- Le droit aux 35 heures comme les adultes. La semaine d’un élève de 4ième qui veut être à la hauteur des exigences de ses enseignants est de 42 heures, en raison des 2 heures de travail quotidiens nécessaires.
- Pour des évaluations planifiées une semaine à l’avance.
- Obligation pour les enseignants de se coordonner entre eux pour éviter une surcharge en évaluations et de transformer certaines semaines en partiels d’université.
- Le droit de se reposer pendant les vacances, de ne pas être inondé de révisions en vue de séries d’évaluations à la rentrée. Rappelons que les enseignants disposent de ce droit également et tiennent à ces vacances plus longues que la plupart des autres salariés.
Le droit à une pause déjeuné
- Interdiction des matinées de 5 heures de cours.
- Stop aux repas pris en 10 minutes.
- Interdiction des billets de retard demandés par les enseignants lorsque l’élève n’a pas eu le temps de prendre son repas à la cantine pour cause de surfréquentation et mauvaise organisation.
- Pour des espaces de détente et de travail calmes disponibles pendant l’heure de midi.
Le droit à la défense
- Stop aux sanctions sans possibilité de s’expliquer et d’être écouté.
- Pour un rôle de modérateur du Conseillé Principal d’Éducation dans les sanctions délivrées par les enseignants. Il est anormal qu’un enseignant délivre à 10 élèves d’une même classe une heure de colle pour du matériel oublié au domicile.
- Le droit d’être assisté dans les affaires les plus graves.
Le droit à la santé
- Le droit à des toilettes propres en en quantité suffisante
- Stop aux cartables trop lourds (12 kg en classe de 4ième). Interdiction des cahiers, obligation d’utiliser des feuilles de classeur, interdiction des livres dans les cartables.
- Le droit de s’abriter lorsqu’il pleut ou fait froid. Les élèves sont trop souvent parqués dans la cours. C’est au principal de trouver des solutions si le collège n’est pas adapté et pas aux élèves de subir les conséquences de non choix d’investissements de la collectivité.
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