Similitude entre la conduite de réunion et l’enseignement
J’ai suivi, voici quelques années une formation à la conduite de réunion en entreprise. Lors de cette formation, j’ai été étonné par les similitudes qu’il pouvait y avoir entre conduire une réunion et l’enseignement.
Je me permets de reprendre intégralement des morceaux de cette formation en remplaçant certains termes tel que « manager » par « enseignant », « entreprise » par « école » … De la sorte je souhaite rappeler que bien enseigner nécessite du savoir être en plus de connaissances (savoir) et techniques d’enseignement (savoir faire).
Ce premier article aborde les styles d’enseignements.
«Le style bureaucratique ou passif
[L’enseignant employant] ce style semble essentiellement intéressé par le fonctionnement administratif de [sa classe]. Peu concerné, tant par [la quantité d’informations qu’il transmet que par les élèves], il ne cherche pas à imposer ou à proposer une direction, mais plutôt à gérer une situation quotidienne.
Son comportement est empreint de neutralité et de prise de risque minimal, il vise la rationalisation et des communications suffisantes ; sans plus.
Le style relationnel ou maternant
[Pour l’enseignant employant] ce style, les relations [avec les élèves] et la convivialité priment sur [l’apprentissage]. Son soucis constant est de plaire aux [élèves] et que [ceux-ci soient satisfait d’être présent en classe]. Il cherche à apaiser les conflits et se remet assez facilement en cause, ce qui peut parfois aller jusqu’à entamer sa confiance. Le climat [de la classe] s’en retrouve généralement renforcé. Néanmoins, une impression de manque d’autorité peut freiner [l’assimilation des connaissance]et, à terme, avoir des répercussion néfastes sur le climat [de la classe].
Le style négociateur
[L’enseignant employant] ce style est l’homme des compromis qui cherche à accommoder [les élèves] et [apprentissage]. Il hésite à faire une choix clair qui pourrait avantager une partie au détriment d’une autre.
Il aboutit à un maintient de popularité constante au détriment [de l’efficacité de son enseignement]. Les conflits sont en général peut fréquents dans ce contexte. En revanche, [les enseignements] n’en sortent pas toujours améliorées.
Le style directif ou dictatorial
[L’enseignant employant] ce style montre un intérêt quasi exclusif pour [la quantité d’enseignements transmis (le programme avant tout !)]. Les [élèves] lui importent peu en tant que tels. Seule compte leur utilité pour obtenir des résultats conformément [aux] directives.
Il est généralement tenace et possède une personnalité très affirmée. Il «fonce» et doute difficilement, ce qui ne l’incite pas à éviter les conflits. Sa méthode consiste alors plutôt à forcer l’obstacle à la réalisation de ses objectifs. Il surveille de près les réalisations et n’hésite pas à sanctionner dés que la situation lui paraît le réclamer. Il n’est, bien sûr, que peu réceptifs aux suggestions de ses [élèves].
Le style optimisateur
[L’enseignant employant] ce style a le souci constant de combiner l’impératif [des apprentissages] et l’intérêt pour les [élèves], ce qui constitue un véritable tour de force. Il doit en effet intégrer la dimension humaine dans les contraintes du contexte [des apprentissages].
Il vise donc plus une direction optimale qu’une réalité effective durablement constatée. Son souci permanent est de faire en sorte que l’implication des [élèves] dans la vie de [l’école] aboutisse à des [résultats] concrets et efficaces. Cela exige de lui d’une part, une aptitude à s’effacer pour laisser s’exprimer ses [élèves] et prendre en compte leurs préoccupations et leurs attentes, et d’autre part, une faculté d’imposer une direction positive, constructive, projective et cohésive pour maintenir une dynamique stimulante. Cela nécessite de grandes qualité d’adaptation et d’anticipation, donc une personnalité «solide», authentique. C’est le domaine de l’humanisme pragmatique et de l’exigence.
Que retenir (…) ?
[L’animation d’une classe] doit être centrée à la fois sur [les apprentissages à acquérir] dans des délais et sur les enjeux humains. Ce résultat ne peut être atteint que par une dynamique humaine entretenue.
En ce sens, le style optimisateur semble particulièrement adapté [à l’animation d’une classe]. »
