Ainsi, le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, a besoin de se rendre en Finlande pour se conforter dans ses idées et dans les choix effectués par sa majorité pour l’école, puisque ce pays obtient de meilleurs résultats que le nôtre aux tests PISA (voir article de Le Monde du samedi 20/08/2012, L’école rêvée de Luc Chatel). On cherche quelques petites similitudes avec les dernières orientations décidées, on s’auto-réconforte dans ses choix : plus d’autonomie, plus de déconcentration, repenser leur mode de travail des enseignants, mais on évite d’effectuer un vrai travail de comparaison.
Comprenez où le ministre veut en venir. C’est le modèle de l’entreprise qu’il veut appliquer à l’école : autonomie des établissements pour que ceux-ci se différencient, entrent en compétition les uns avec les autres, sélection des élèves à l’entrée, management par les objectif des enseignants…
Au passage quelle hypocrisie d’affirmer «Les deux heures d’aide que nous offrons aux élèves ressemblent beaucoup au soutien que les Finlandais dispensent dès les premières difficultés», alors que ce gouvernement a utilisé ces deux heures d’aides pour réduire fortement les effectifs des enseignants du RASED (Réseau d’Aide à la Scolarisation des Enfants en Difficulté). Il est indéniable que ces deux heures permettent aux élèves du primaire ayant une difficulté temporaire de les surmonter. Mais ceux qui présentent de grosses difficultés ont été mis de côté par cette réforme.
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