Rythme scolaires : rattrapage par1/2 journée le mercredi

On remarquera que l’actuelle ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, n’échappe pas à la méthode d’ajustement des paramètres qui conduisent à taxer notre gouvernement d’absence de vision politique sur un certain nombre de sujets.

Pourquoi, alors qu’une véritable réflexion sur les rythmes scolaires a été engagée, faire récupérer ainsi par demies journées l’allongement des vacances scolaires d’automne ? Il devient évident que les programmes sont trop chargés et conduisent à une concentration des enseignements sur des période trop courte, à cause de vacances d’été trop longues, à contre-courant de tous les autres pays d’Europe. Ainsi, puisqu’en absence de réduction, pour le moment, des vacances d’été, nos têtes pensantes n’ont pas trouvé d’autres solution que de perpétuer le bricolage inventé par la droite, qui consistait l’année dernière à faire rattraper le pont du week-end de l’ascension au  offert aux parents partisans des vacances dans les bouchons.

Le rattrapage en question n’a été que théorique pour un certain élèves comme rapporté dans l’article de Le Monde du 04 juin 2013 « Bricolages scolaires pour le rattrapage de la Toussaint ». La solution qui a été retenue dans le collège de mon aîné en classe de 4 ième, a consisté à organiser un brevet blanc d’histoire de l’art pour les élèves de 3ième, le 22 mai. Cela a ainsi dispensé un certain nombre d’enseignants de rattraper des heures de cours et aux collège de gérer une lourde logistique. A l’école primaire de mes autres enfants, le rattrapage était cependant effectif.

Celui-ci a été effectué au détriment des autres activités de mes enfants. Certaines de ces activités sont certes ludiques (culturelles et sportives), mais une autre est d’ordre paramédicale. Nous parents, nous nous sommes organisés pour gérer le mercredi de nos parents et nous voilà confrontés à des technocrates qui se permettent de décider de notre emploi du temps et de ceux de nos enfants. Leur droit à pouvoir disposer de leur temps libre n’est pas respecté.

Attendons de voir si ce gouvernement ira au bout de la réforme des rythmes scolaires et  aura le courage de raccourcir la durée des vacances d’été, mettra fin à ces médiocres petits bricolages, ou bien il sera perméable au multiples lobbys et reculera sur ce sujet. Je reste sceptique, tant la crainte d’un impact économique négatif d’une telle décision est prégnantes chez les lobbys et nos élus, alors que celle-ci pourrait permettre de réduire la pression pesant sur nos enfants.

Un cours annulé par erreur, une absence injustifiée dans Pronote

En cas d’absence programmée des enseignants, les parents sont censés être avertis à l’avance par le biais du carnet de correspondance, qui en retour doit être signé. L’information peut également être trouvée sur le système Pronote accessible à partir du site internet du collège.

L’erreur est cependant humaine et des imprévus peuvent survenir, ce qui se comprend aisément. Ce que nous ne comprenons cependant pas, c’est qu’en cas d’information erronée de la part du collège sur un cours qui devait être annulé mais qui ne l’est pas en fin de compte, un billet d’absence soit demandé aux élèves absents. Les élèves, par la voix de leur délégué ont fait bien fait valoir que ceux-ci n’était pas responsables car ils n’étaient pas à l’origine de l’erreur. L’argument avait été accepté, mais pour le respect de la « procédure » le billet d’absence tout de même demandé, avec un motif « information erronée ».

A notre grande surprise, cette absence s’est transformée en mention d’absence « absence injustifiée » dans le système Pronote.

Si la nécessité de tracer cette absence est une exigence importante pour le collège,  elle peut être répertoriée comme absence justifiée (la codification existe dans Pronote). Mais dans ce cas, nous attendrions de la part du collège la même rigueur dans le traçage des absences des enseignants sur Pronote. Certaines absences sont bien répertoriées, mais pas toute. De plus, il devrait être possible pour les élèves et leurs parents de de justifier une absence. Telle n’a pas été le cas, notre intervention a été royalement ignorée, ce qui nous conforte dans l’idée que le collège nous cantonne à l’extérieur et ne reconnaît aux parents aucuns droits.

Cet exemple illustre malheureusement l’absence de valeur donnée à la parole des jeunes, même lorsque celle-ci est étayée par des preuves attestant l’absence de faute de leurs part. La procédure est plus importante que l’équité ! Pronote est un outil de suivi certainement intéressant, mais il semble bien que ses concepteurs aient oubliés la possibilité pour les élèves et leurs parents de faire valoir leur droit de rectification.

Extrait du droit de rectification sur le site de la CNIL »

Toute personne peut faire rectifier des informations qui la concernent

  • Toute personne peut faire rectifier,compléter,actualiser,verrouiller ou effacer des informations qui la concernent lorsque ont été décelées des erreurs, des inexactitudes ou la présence de données dont la collecte, l’utilisation, la communication ou la conservation est interdite.
  • Le droit de rectification constitue un complément essentiel du droit d’accès.
  • Lorsque des modifications sont apportées aux données concernant une personne qui a exercé son droit de rectification, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour la personne qui en a fait la demande, des opérations qu’il a effectuées.

On se demande quelle est l’utilité de l’instruction civique dans les collèges de la République qui bafouent ainsi les droits élémentaires. Voilà encore un bien mauvais exemple pour des jeunes dont la personnalité se structure.

 

Les revendications d’un élève de 4ième

Puisque l’école républicaine est censée formée les citoyens de demain, elle devrait être également à l’écoute des élèves la fréquentant. Des élections de délégués sont bien organisés tous les ans, des séances d’expression sur la vie scolaire ont lieu régulièrement, les délégués sont bien présents aux conseils de classe. Cela semble suffisant pour beaucoup d’enseignants et de parents d’élèves. Néanmoins, les droits des élèves n’étant énoncés clairement par personne, les règlements divers et variés que nous signons en tant que parents d’élèves faisant plus le catalogue des obligations des élèves, il m’a semblé judicieux de retranscrire ci-dessous les revendication de mon enfant.

Le droit de ne pas savoir

  • Interdiction des réprimandes et sanctions au cas où l’élève ne sait pas.
  • Interdiction des sanctions pour les élèves n’apprenant par leurs leçons. L’élève se pénalise lui-même s’il refuse d’apprendre. Aux enseignants de faire comprendre à celui-ci où se trouve son intérêt et qu’en travaillant à l’école, il construit son avenir.
  • Reconnaitre le droit de ne pas comprendre. Interdiction des jugements d’enseignants dévalorisants. Obligation de ré-expliquer.
  • Interdiction des bulletins trimestriels présentant dans chaque matière la moyenne de la classe, les notes minimum et maximales. Ce système conduit à une compétition malsaine qui décourage les plus faibles.
  • Non aux évaluations qui sanctionnent les élèves avec des notes, les stressent, oui à des évaluations qui font le point des connaissances et permettent de progresser.

Le droit d’organiser son temps libre

  • Le droit aux 35 heures comme les adultes. La semaine d’un élève de 4ième qui veut être à la hauteur des exigences de ses enseignants est de 42 heures, en raison des 2 heures de travail quotidiens nécessaires.
  • Pour des évaluations planifiées une semaine à l’avance.
  • Obligation pour les enseignants de se coordonner entre eux pour éviter une surcharge en évaluations et de transformer certaines semaines en partiels d’université.
  • Le droit de se reposer pendant les vacances, de ne pas être inondé de révisions en vue de séries d’évaluations à la rentrée. Rappelons que les enseignants disposent de ce droit également et tiennent à ces vacances plus longues que la plupart des autres salariés.

Le droit à une pause déjeuné

  • Interdiction des matinées de 5 heures de cours.
  • Stop aux repas pris en 10 minutes.
  • Interdiction des billets de retard demandés par les enseignants lorsque l’élève n’a pas eu le temps de prendre son repas à la cantine pour cause de surfréquentation et mauvaise organisation.
  • Pour des espaces de détente et de travail calmes disponibles pendant l’heure de midi.

Le droit à la défense

  • Stop aux sanctions sans possibilité de s’expliquer et d’être écouté.
  • Pour un rôle de modérateur du Conseillé Principal d’Éducation dans les sanctions délivrées par les enseignants. Il est anormal qu’un enseignant délivre à 10 élèves d’une même classe une heure de colle pour du matériel oublié au domicile.
  • Le droit d’être assisté dans les affaires les plus graves.

Le droit à la santé

  • Le droit à des toilettes propres en en quantité suffisante
  • Stop aux cartables trop lourds (12 kg en classe de 4ième). Interdiction des cahiers, obligation d’utiliser des feuilles de classeur, interdiction des livres dans les cartables.
  • Le droit de s’abriter lorsqu’il pleut ou fait froid. Les élèves sont trop souvent parqués dans la cours. C’est au principal de trouver des solutions si le collège n’est pas adapté et pas aux élèves de subir les conséquences de non choix d’investissements de la collectivité.

 

Le collège : une dictature laïque

Il est particulièrement étonnant d’expliquer le siècle des Lumières à nos enfants, du refus de l’absolutisme de droit divin, de la liberté d’expression tout en émettant des règlements intérieurs qui restreignent les libertés de nos enfants.

La liberté d’expression est limitée dans le règlement intérieur :  « l’exercice de ces droits ne doit pas porter atteinte aux activités d’enseignement, au contenu des programmes et l’obligation d’assiduité« . En clair, les élèves n’ont pas le droit d’émettre un avis sur la manière d’enseigner et la pertinence de certains enseignements.

Concernant la liberté de réunion, celle-ci est « subordonnée à l’autorisation du chef d’établissement et doit respecter les principes du service public d’enseignement« . Cette prescription figurant dans un règlement intérieur à destination des élèves se traduit ainsi : le chef d’établissement est dépositaire de ces principes non expliqués et non exprimés. Il a donc tout le loisir d’en donner l’interprétation qu’il souhaite.

Le droit d’affichage au sein de l’établissement requiert également « l’autorisation du chef d’établissement […]« . Quant aux conditions de création et de fonctionnement des associations, elles doivent « respecter les codes et règles en vigueur« . Encore une fois, les élèves qui lise avec beaucoup d’assiduité un tel règlement assommant à lire ne trouveront nulle part l’information sur les codes et règles en vigueur. Nous comprenons encore une fois que le chef d’établissement est seul dépositaire de ces codes et règles en qu’en conséquent il peut leur donner l’interprétation qu’il souhaite.

Finalement toutes les libertés mentionnées dans le règlements intérieur sont bridées par le bon vouloir du chef d’établissement, en vertu des principes du service public d’enseignement, des codes et règles en vigueur. Celui-ci est le seul dépositaire de ces principes, codes et règles qui ne sont pas portés  la connaissance des élèves et de leurs parents. Il a toute possibilité de leur donner la signification qu’il souhaite et donc de brider les libertés de nos enfants, comme le ferai un souverain absolu de droit divin. Notre république laïque a donc créée des chefs d’établissements absolus de droit non pas divin mais républicain.  Où se trouve la différence avec nos rois de France ? Les collèges ont le mode de fonctionnement de dictatures laïques. Certains souverains sont éclairés, mais pas tous. Les élèves ne disposent d’aucun contre pouvoir.

Pas d’apprentissages sans notes : une perte de sens

Jeudi 21 juin : arrêt des notes , mardi 26 juin, dernière journée de classe pour mon enfant qui est en 5ième, pour cause de brevet des collèges.

Dans l’intervalle, élèves et enseignants sont démotivés. A part regarder des films en classe, ceux-ci ne font plus grand chose. Quelques rares enseignants comme celui de mathématique donne encore des devoirs, ce qui ne va pas sans poser des problèmes. En effet, quelques rares élèves les font et bien maladroitement sont montrés en exemple par leur professeur. Ceux-ci se trouvent alors traités d’intellectuels et furieux d’être distingués de leurs pairs.

En cours d’anglais, les élèves ont réussi à faire pression sur l’enseignant qui n’en pouvant plus, les a laissés regarder un film d’horreur. Tous les élèves devait affirmer devant leurs pairs que le film leur plaisait pour ne pas paraitre faible. Pourtant, mon enfant en pleurait le soir, tant sa sensibilité avait été heurtée.

Je constate que les apprentissages cessent en même temps que les évaluations et les notes. On ne saurait donc plus enseigner à nos enfants sans cette contrainte. Celles-ci disparaissant, plus aucune motivation ne subsiste. Les élèves n’apprennent pas pour s’enrichir et se construire, mais pour les notes. Le plaisir d’apprendre et de découvrir est absent, ce qui n’est pas étonnant puisque tout apprentissage doit se conclure par une évaluation. Or être évalué, s’est être jugé, ce qui n’est jamais très agréable. Les enseignants, épuisés par leur année à faire la police face à des élèves ayant perdu toute motivation dés la sortie de l’école primaire, lâchent prise. Certains d’entre eux manquent des cours sans se justifier.

Officiellement les vacances scolaires débutent le samedi 7 juillet. C’est donc deux semaines et demi d’enseignement qui sont perdues en pure perte à l’heure où s’instaure un débat sur les rythmes scolaires. Avant de débattre de la durée des vacances scolaires, il serait judicieux de remédier à ce gâchis, provoqué par l’organisation du brevet des collèges.

On peut s’étonner qu’à l’heure de la recherche d’économies budgétaires, aucune évaluation de l’utilité du brevet des collèges et de son coût ne soit effectuée et rendue publique. Quelle est l’utilité de ce brevet, puisqu’il ne sert pas de sésame pour l’orientation ? Il n’existe que pour faire fonctionner au mieux un système basé sur les évaluations et contraindre les élèves au travail. Sa véritable raison d’être est d’entrainer une minorité d’élèves à passer les concours, colonne vertébrale de la méritocratie à la française.

 

Matracage en attendant l’arrêt des notes

Tout comme l’année dernière, tous les enseignants se dépêchent à programmer leurs évaluations tous en même temps, car l’arrêt des notes est proche et qu’il va falloir remplir les carnets. S’en suit une avalanche de révisions et un raz le bol des enfants.

Dans les classes où la date d’arrêt des notes est passée, les enseignants ont perdu toute motivation et les élèves en conséquence également. Ainsi, à trois semaines des grandes vacances, il y a déjà des élèves qui ne font plus grand chose tandis que d’autres élèves sont matraqués de révisions. Ces derniers ne rêvent que d’une chose,  de l’arrêt des notes pour eux aussi pouvoir glander.

Finalement, continuer à apprendre après l’arrêt des notes ne sert pas à grand chose, puisqu’il n’y a plus la contrainte des notes. Importe donc seulement les notes et le classement non officiel des élèves qui s’en suit.

Avant de discuter d’une révision des rythmes scolaire et d’un allongement de l’année scolaire, il serait peut être judicieux de revoir le comportement de ces enseignants qui vont tuer le temps durant les deux ou trois semaines qui nous séparent des vacances scolaires. Quelle absurdité d’épuiser les élèves jusqu’au fameux arrêt des notes et gâcher ainsi les dernières semaines de l’année.

 

 

Fête du travail au collège

Pendant que nous adultes pouvons profiter d’une journée de congé et d’une journée de beau temps, nos enfants effectuent des devoirs qui leurs ont été donnés du lundi 30 avril pour mercredi 02 avril. Ces devoirs ont occupé mon enfant pendant 1,5h.

Précisons que les devoirs donnés avant les vacances scolaires pour ce début de semaine était déjà conséquents : une révision complète du programme de mathématique et de français, des révisions en sciences de la vie et de la terre (SVT), en anglais pour des évaluations programmées pour cette semaine, un devoir maison en physique / chimie et un autre en histoire / géographie, ainsi que des séries d’exercices dans plusieurs matières, un exposé à préparer en SVT, un livre à lire en français, ainsi qu’une fiche de lecture à rédiger . Tout ce travail  demandé a nécessité plus d’une journée de travail individuel pendant les vacances (hors temps de lecture, je précise).

Je me demande comment a bien pu se passer la rentrée scolaire des élèves qui n’ont pas été aussi bien organisés (merci les parents) que mon enfant, et qui ont tendance à reporter au dernier moment les devoirs. Certain ont passé un agréable premier mai à tenter de rattraper le temps. D’autres ont très certainement laissé tombé. Précisons que toute la journée du mercredi est travaillée, pour rattraper le pont de l’ascension.

Ainsi, pendant que le président de la république fêtait la fête la « vrai fête du travail », les enseignants de la classe de mon enfant apprennent à quelques élèves à devenir de vrais travailleurs méritant sachant travailler même le premier mai sans rechigner

Vive la France forte qui élimine les plus faibles !

Neige au collège

Étrangement, ce lundi 6 février, les élèves n’avaient pas le droit de se rendre dehors lors des récréations et de la pause du midi, alors que cette interdiction n’est pas mise en œuvre dans les écoles primaires.

Par contre, lorsque le temps est juste froid ou pluvieux, les élèves doivent rester dehors lors de la pause de midi. Aucune salle n’est mis à leur disposition. Tant pis pour eux si ceux-ci ont froid.

Quelle est la logique d’une telle mesure d’interdiction ? Cela  ne peut être pour le bien-être des élèves, puisque les adultes ne s’en préoccupent pas lorsqu’il fait juste froid ou qu’il pleut. La décision est sans doute motivée par la crainte de voir les élèves jouer avec la neige, s’amuser à glisser et le risque de chutes et fractures. Pourtant, il n’y a rien de choquant à ce que ceux-ci s’adonnent aux plaisirs de la neige, puisque nous autre adultes en avons fait de même autrefois. Si personne ne souhaite tomber et se faire mal, le risque de chute est assumé par tous ceux qui s’adonnent aux plaisirs des jeux de neige.

Serions nous dans une société a telle point judiciarisée pour qu’il se trouve des parents d’élèves pour porter plainte contre le collège si sa progéniture s’est brisée une jambe en jouant à glisser ? Une telle interdiction est perçue par les élèves comme injuste et arbitraire.

Ce sentiment d’arbitraire s’est trouvé renforcé le mardi 7 février, car sans explications, les élèves étaient cette fois si autorisés à se rendre dehors. Sans doute qu’il est plus défavorable pour le collège d’avoir à gérer l’ouverture de salles et le maintient en poste de surveillants que de supporter un risque de contentieux relatifs à d’hypothétiques fractures de la jambe.

Ouf c’est la fin des notes du premier trimestre

Enfin, la fin des notes a été décrétée, depuis ce vendredi 25 novembre. La lourde machine administrative du collège doit maintenant gérer les conseils de classe et les bulletins. En conséquence, la dernière semaine a été un sprint permanent, car tous les enseignants avaient des évaluations à soumettre à leur élèves. Aucun ne se figure cependant  la pression qui s’exerce sur les élèves, la quantité de travail à abattre et la fatigue générée chez les moins forts.

On en arrive à une situation étrange où les élèves, lorsqu’ils protestent, s’entendent rétorquer par les enseignants qu’ils doivent bien remplir les bulletin scolaires.

Nous avons donc là la preuve que la finalité de ce système d’évaluation n’est pas de mesurer les difficultés des enfants pour les aider à progresser par la suite, mais de remplir des bulletins scolaires et d’établir un système de triage des élèves en vue des sélections à venir.

Le rôle des parents

Un excellent article de Martine Laronche publié dans Le Monde du mardi 23/08/2011, « Les parents, garants d’une entrée sans stress » nous parle de l’indispensable accompagnement des enfants par leurs parents dès leur rentrée et en particulier du passage en classe de sixième :

«Le passage en sixième constitue une étape importante qui peut être déstabilisante pour les enfants. Patrice Bride, professeur d’histoire-géographie, a coordonné un numéro des Cahiers pédagogiques consacré à ce sujet (« L’entrée en sixième », septembre-octobre 2009, no 475). « Les vrais dangers ne sont pas où on le croit, comme, par exemple, se repérer dans les nouveaux locaux. La plus grande difficulté se situe du côté des apprentissages. L’enfant passe d’un professeur des écoles, qui a une vue d’ensemble de l’élève, à plusieurs professeurs de collège, beaucoup plus centrés sur le programme », explique-t-il. L’enfant va devoir s’adapter aux demandes de chacun, au fonctionnement de ses enseignants. Il va devoir décrypter leurs attentes, qui seront différentes. « Il faut faire parler les enfants de ce qui se passe en cours, à quel moment ils n’ont pas compris, les aider à hiérarchiser et à repérer ce qui est important ou pas pour chacun des professeurs », poursuit Patrice Bride. Et surtout ne pas faire à leur place mais les aider à acquérir une autonomie en s’organisant, en les faisant réfléchir, tester plusieurs stratégies de travail.

Stimuler sans stresser, donner l’envie d’apprendre et le goût de l’effort, l’aider à devenir autonome est un travail de longue haleine qui devra se poursuivre tout au long de l’année.»

Voici mis en évidence l’importance de l’accompagnement des parents et la principale source d’inégalité entre les enfants. Elle réside dans la capacité des parents à accompagner correctement leurs enfants. Il n’est pas difficile comprendre que deux enfants de niveau scolaire et de motivation équivalentes ne réussiront pas de la même manière à l’entrée en sixième. Cela dépendra de la capacité des parents à accompagner leur enfant. Un des deux enfants peut très bien se retrouver submergé et en situation d’échec au bout du premier trimestre, tandis que le second arrivera à s’adapter, grâce à l’accompagnement des parents.

Tout le monde feindra de croire que seul le mérite de l’élève compte, alors que ce sont les parents qui font la différence. Comment peut-on encore parler d’égalité des chances dans le collège dit « républicain » ?