Il est vraiment étonnant de constater comment le problème des rythmes scolaires inadaptés des élèves d’écoles primaire a tant occupé le débat dans l’année passée, sans qu’une seule fois ne soit évoqué celui des collégiens et lycéens. Pourtant de bonne conditions d’apprentissage sont également nécessaires pour ces catégories d’élèves.
A l’âge de 15 ans, il est excessif de demander à un élève ne suivant aucune option (ex latin) de suivre dans la même journée 8h de cours, d’avoir la même qualité d’attention toute la journée et pour finir, de consacrer encore au minimum une heure à ses devoirs, alors que d’autres journées sont par ailleurs étrangement creuses, avec des cours se terminant à 14h. On leur demande d’être aussi performants que des adultes. Or, même ceux-ci ont des moments de la journée où ils sont moins performants, comme après les repas, où sous l’effet de la digestion, ils sont sujets à l’endormissement. De plus, les formations suivies dans le cadre de l’entreprise ne dépassent que rarement 6h, justement car notre aptitude à être concentrés longtemps n’est pas extensible. Pourquoi, alors, celle de nos enfants devrait-elle meilleure ?
Est-ce pour les habituer aux grosses révisions des études supérieures que toutes les évaluations sont programmées la dernière semaine avant les vacances scolaires ? Chaque enseignant pourra expliquer, qu’arrivant à la fin d’un cycle, il est normal que ces évaluations soient programmées à ce moment. Il n’empêche que cela fait beaucoup. Nous adultes, avons notre week-end pour nous reposer et nos enfants devraient pendant ce temps consacrer une journée à travailler ? Ce n’est pas ainsi que l’on fera réussir le plus grand nombre.
Sans passer par une réforme complexe, il y aurait de petites mesures qui permettrait d’améliorer les conditions d’apprentissages et d’éviter une accumulation trop rapide de fatigue.
Tout d’abord, reconnaître aux élèves quelques droits élémentaires, comme une durée maximum de cours par journée. 8h dans une même journée sont le résultat d’un arbitrage en leur défaveur pour régler des problèmes d’organisation.
Ensuite, demander aux enseignants de se coordonner pour les obliger à étaler les évaluations dans le temps et éviter une telle concentration, malheureusement habituelle avant les vacances.
Remettre l’intérêt de l’élève au cœur de l’organisation du temps scolaire peut se faire à moindre frais avec un quelques règles intégrées dans le mode de fonctionnement de l’établissement.
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