Les vacances d’été ont commencé pour les élèves des classes de 6ième, 5 ième et 4ième fréquentant les collèges centres d’examen pour le brevet des collège, le mardi 25 juin au soir, au lieu du vendredi 5 juillet, comme prévu dans le calendrier de l’éducation nationale. De toute évidence, nos experts en rythmes scolaires de l’éducation nationale n’ont pas trouvé la solution à ce problème. Après avoir fait rattraper deux demi journées pour prix de l’allongement des vacances d’automne, comment allonger le temps scolaire de manière à décompresser le rythme des apprentissages, tout en maintenant le sacro-saint rituel du brevet des collège, nécessitant des locaux vide d’élèves ?
Le journal « Le Monde » a opportunément publié un article « Le coût caché du bac : 1,5 milliard d’euros« , dans son édition du 11/06/2013, tirant ces informations d’un calcul effectué par le syndicat des chefs d’établissements, le SNPDEN, alimentant ainsi le débat sur une réforme du baccalauréat, en préconisant un examen plus simple et resserré sur les matières principales et privilégiant le contrôle continu. Tout comme le brevet des collège, l’organisation du baccalauréat entraîne la suppression des cours.
Le même débat devrait avoir lieu pour le brevet des collèges, dont on ne connaît pas le coût, mais dont les deux principales raisons d’être sont d’une part, un entraînement aux examens et concours à venir, puisqu’il faut bien formater les élèves au système de sélection méritocratique français et d’autre part, un des derniers moyens dont disposent les enseignants qui ont abusé de la matraque des évaluations, pour motiver les élèves à travailler. Toute l’année de 4ième, certains enseignants n’ont cessé de débiter leurs litanies sur le brevet des collèges. Ce rabâchage commence pour certains élèves dés la classe de CM1, à l’école primaire, comme c’est le cas de mon second enfant, actuellement en classe de CM2. Le résultat est par ailleurs totalement négatif, inaudible pour certains déjà désabusés et source de stress pour ceux qui, trop à la recherche de la reconnaissance de professeurs névrosés, veulent bien faire. Ainsi, mon enfant en classe de 4ième, malgré un début anticipé des vacances d’été, loin de se réjouir, est envahi par des pensées négatives et angoissantes sur le brevet des collège, bien que celui-ci soit un bon élève.
Tout comme le baccalauréat dont la seule utilité n’est d’être qu’un tampon permettant la poursuite d’études supérieures mais ne décidant en rien de la filière qui sera poursuivie, puisque grâce au système informatique APB (Admission Post Bac), les futurs bacheliers savent avant le bac dans quelles universités ou écoles ils sont reçus, le brevet des collèges ne conditionne pas l’orientation après la classe de troisième qui s’effectue sur la base des résultats des élèves au cours de leur année.
Pourquoi alors immobiliser une période aussi longue (1,5 semaine) pour une finalité effective si faible ? Pourquoi ne pas réformer le brevet des collège pour que celui-ci soit principalement attribué sur la base des résultats obtenus en cours d’année (c’est ainsi que je l’ai obtenu) et ne réduire l’examen ?
De peur de fâcher le corps des enseignants arque boutés sur un système anxiogène, les parents angoissés par l’avenir de leurs enfants, s’accrochent à la fausse garantie qu’offre ces examens (baccalauréat et brevet des collèges), notre gouvernement n’ose attaquer de front une véritable refondation de l’école qui s’intéresse au bien être des élèves, condition indispensable pour assurer la réussite du plus grand nombre.
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