Dépression ?

Un des enseignants de mon enfant est absent depuis une semaine et nous présumons que celui-ci effectue une dépression. Il s’agit d’un enseignant de langue particulièrement bienveillant vis à vis des élèves et qui aurait voulu effectuer un cours vivant.

Hélas, la classe étant très agitée, il lui est difficile de faire classe. Dans celle de mon enfant, seuls quatre élèves tentent de participer. Les autres font régner un brouhaha.

A l’annonce de l’absence de l’enseignant, quelle n’a pas été la satisfaction des autres élèves de la classe ! Ceux-ci ne semble plus percevoir l’utilité de l’apprentissage des langues. Ils ne perçoivent pas les souffrances qu’ils peuvent infliger ni la méchanceté de leurs chahuts.

Comment en est-on arrivé à ce résultat déplorable ? Des enfants qui ont perdu toute motivation et sens du respect et ce malgré l’implication de l’enseignant !

On ne peut bien sûr pas écarter que certains de ces enfants aient des problèmes comportementaux liés à des soucis familiaux ou une mauvaise éducation familiale. Mais cela ne peut pas concerner la quasi totalité d’une classe, tout au plus quelques individus. Le comportement de ces enfants est avant tout le résultat du système éducatif actuel et de ce discours ambiant néfaste sur « le retour de l’autorité ». Car à force de vouloir assurer la tranquillité de la classe par la force, on obtient le résultat inverse. Lorsque de tels enfants sont confrontés à un enseignant qui ne manie pas la matraque, ils perdent vite toute inhibition et vont inverser le rapport de force. Si leur socialisation s’est effectuée sous la loi du plus fort, ils appliquent de même la loi du plus fort vis à vis des enseignants ne fonctionnant pas avec le même autoritarisme que leurs collègues.

De plus, compte tenu de l’absence de formation des enseignants à la pédagogie, la psychologie de l’enfant, aux techniques de communication et de gestion de groupes, on peut comprendre que la situation de certains enseignants peut vite dégénérer.