Si un certain nombre de pratiques constatées dans le collège fréquenté par mon enfant me paraissent contestables, il en est d’autres qui sont de nature à remotiver les élèves et méritent d’être saluées. Le paradoxe provient du fait que les mêmes enseignants peuvent à la fois avoir des exigences élevées de nature à conduire certains élèves à l’échec et en même temps faire preuve d’initiatives excellentes. Ainsi, en cette fin d’année scolaire, les élèves sont amenés à faire du théâtre et à jouer devant leurs camarades. Mon enfant y a trouvé un plaisir qui m’a ravi.
Lors de la fête du collège, nous avons pu observer qu’avec leurs faibles moyens, des enseignants arrivaient à mettre en œuvre des petits projets.
Que penser alors ? Sommes nous face à des personnes qui mettent volontairement en œuvre une stratégie d’enseignement sélective et élitiste ? Je ne pense pas. J’ai plutôt l’impression que certaines de ces pratiques ont depuis toujours été mises en œuvre, malgré le questionnement menées par des chercheurs, syndicats, associations … Ces anciennes pratiques sont sans doutes celles reproduites par l’enseignant alors que lui même était élève. Le discours politique sur le retour de l' »Autorité » et sur le « Socle » des connaissances indispensables n’a pas aidé au questionnement.
La manière de gérer une classe, comment se comporter face à des élèves difficiles et perturbateurs, comment motiver et intéresser les élèves ne paraissent pas être enseigné aux élèves enseignants. Leur formation semble être essentiellement axée sur les savoirs au détriment de l’art d’enseigner.
Au final, ces pratiques que j’ai pu contester dans mes précédents articles me semblent être mises en œuvre par des enseignants qui n’ont pas conscience des effets néfastes sur le développement de l’enfant. Ceux-ci, en fin de compte, ne cherche qu’à exercer leur métier du mieux qu’il le peuvent.
Il n’en reste pas moins qu’il est urgent de leurs fournir les outils pédagogiques qui permettront d’amener le plus grand nombre à la réussite et à façonner le citoyen de demain. A l’heure des réduction budgétaires, le gouvernement ne semble malheureusement pas considérer que la formation initiale et la formation continue des enseignants soit une priorité. Malheureusement, tout repose sur des initiatives individuelles et trop isolées.
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