Les comparaisons internationales – tests PISA publiés le 07 décembre 2010 – ont au moins un mérite, celui de mettre en évidence l’échec du système scolaire français à former le plus grand nombre pour répondre aux défis d’une économie basée sur la connaissance et l’innovation.
Dans son analyse publiée dans Le Monde Éducation du 15/12/2010, Maryline Baumard remarque que la France obtient « un assez bon score en terme de préservation des inégalités de naissance« . Quant à Marc Dupuis, dans son éditorial fait le lien avec « une politique qui coupe massivement dans le nombre et la formation des enseignants, restreint les réseaux d’aides aux élèves les plus démunis et favorise la ghéttoïsation des établissements en difficulté en supprimant la carte scolaire« .
L’objet de ce blog n’est pas de reprendre, ni de commenter ces analyses auxquelles je souscrits.
Ces tests permettent à un observateur extérieur de comprendre que notre système scolaire est inadapté au monde actuel et ses défis. Il manque néanmoins une introspection de l’intérieur, un audit sur le rapport des enfants et des jeunes à l’école, sur la manière d’apprendre.
Au travers de ce blog, je veux témoigner du mode de fonctionnement du collège dans lequel est scolarisé mon enfant. Celui-ci a effectué sa rentrée en classe de 6ième en septembre 2010 dans un collège normal de la région parisienne, sans difficultés particulières ni problèmes de violence.
Vous découvrirez au travers de ce blog certains modes d’enseignement qui conduisent immanquablement au décrochage une fraction des élèves, mais qui pour autant ne fait pas le bonheur des enfants les meilleurs.
A l’issu du premier trimestre, les résultats de mon enfant (ou ses performances devrais-je dire) ont été jugés excellents. Je devrai être comblé ! Je suis pourtant en colère, car le prix payé par mon enfant est trop élevé. Il est sous tension permanente alors qu’il n’a que 11 ans. Je ne veux pas le voir brisé par ce système élitiste qui pousse à toujours plus.
Impossible à mon sens de s’exprimer par l’intermédiaire des délégués de parents d’élèves et des syndicats, car aborder certaines manières d’enseigner peut difficilement ne pas porter atteinte à l’amour propre de quelques enseignants. Par ailleurs, à chaque fois que j’envisage d’agir, mon enfant, traumatisé, me supplie de rien en faire. Le blog me parait donc comme étant un moyen approprié pour exprimer un point de vue partagé par d’autres parents d’élèves.
Je me permets de reprendre une expression :
Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir !
Impossible de réformer le collège si l’on ne parle pas à un moment des manières d’enseigner.

Le collège, quelle prison
(cadeau de Noël 2010 de mon enfant)